Skip to content
This content is currently unavailable in the requested language. Click here to see the french version of the page.

Dossiers Friday, March 6, 2026

Vouloir aider

Share

Par Julie Perrault

Encore aujourd’hui, il subsiste une proportion de gens qui croit que le quotidien des juristes se résume aux litiges. Mais leur rôle s’étend bien au-delà de ça, et Me  Robert-André Adam, associé chez Cain Lamarre à Val-d’Or en Abitibi-Témiscamingue, l’a compris très tôt.

Issu d’une famille dont la majorité des membres évoluait dans le domaine de la santé, Robert-André Adam dernier a toujours souhaité s’orienter vers une profession lui permettant d’aider. C’est pourquoi il a opté pour le droit.

Me  Robert-André Adam

Associé chez Cain Lamarre à Val-d’Or en Abitibi-Témiscamingue

De pratique solo à grand réseau

Au début des années 1990, Me  Adam choisit de poursuivre son rêve d’être avocat en s’inscrivant à l’Université de Sherbrooke. Diplômé de l’École du Barreau en 1997, il retourne en Abitibi-Témiscamingue afin d’y commencer sa carrière en bureau privé. Initialement, sa pratique se concentrait surtout dans le domaine des affaires et du droit du travail. Puis en 2010, son cabinet fusionne avec le bureau de Cain Lamarre. 

Se retrouvant au sein d’une équipe plus large, l’occasion se dessine pour le juriste d’accroître et de développer ses champs de pratique. «  Me joindre à une plus grosse équipe m’a permis de me spécialiser, notamment, en droit de l’immigration des affaires, chose que je n’aurais pu faire dans mon petit bureau. J’ai ainsi eu accès à davantage de ressources et de soutien, tout en poursuivant ma carrière à Val-d’Or  », indique Me  Adam. Car ce dernier en est bien conscient, la force de son réseau est l’un des piliers de sa pratique et ce qui lui permet, notamment, de trouver des solutions complètes pour sa clientèle.

Au service de toute une région

Si la province tout entière subit depuis plusieurs années une pénurie de main-d’œuvre, cette situation est encore plus criante en Abitibi-Témiscamingue.

«  Nous sommes l’une des régions les plus touchées par le manque de personnel, c’est vraiment une problématique. Nous avons une économie qui va très bien. Les entreprises ici sont florissantes et il y a un fort dynamisme et une super belle économie locale, ce qui fait qu’il y a beaucoup d’offres emploi, mais pas assez de gens pour y répondre.  »

Me Robert-André Adam

Pour résoudre le problème, certaines entreprises, notamment dans le secteur minier, choisissent d’offrir des horaires 14/14, aussi appelé fly in/fly out, pour attirer des candidats et des candidates. Mais cette option a ses limites. «  Nous ne sommes pas un camp minier non plus, et les entreprises cherchent à bâtir une équipe à long terme, avec des gens qui viendront s’installer ici. C’est pourquoi elles font appel à notre équipe et à moi pour les aider dans leur recrutement. Mon rôle consiste principalement à faire la promotion de nos services en immigration d’affaires et avec mes collègues, nous les aidons à naviguer à travers les différents requis et demandes. Car le domaine de l’immigration est très changeant et les critères peuvent faire l’objet de modifications pratiquement chaque semaine  », indique Me  Adam. 

Qui plus est, même lorsque les travailleuses et les travailleurs étrangers temporaires sont déjà en poste, des problématiques peuvent survenir, que ce soit au moment du renouvellement de leur permis de travail ou en cours d’emploi, notamment avec une inspection de conformité, pour un changement de poste ou pour un enjeu de relation de travail. 

«  Parfois, on peut les aider (les employés et employeurs), mais pas toujours. Cela dit, c’est très valorisant de contribuer, entre autres, à ce qu’une famille qui s’est installée et intégrée ici n’ait pas à quitter le pays. On parle de la vie des gens  », réitère le juriste. En plus d’accompagner sa clientèle dans les aspects juridiques et administratifs des démarches d’immigration, Me  Adam est également en mesure de les appuyer dans leur processus de recrutement international grâce à un partenariat stratégique avec une firme spécialisée en recherche de talents à l’international offrant des services sur mesure et spécialisés.

Conjuguer sa pratique et son engagement

Pouvoir aider et conseiller demeurent, encore à ce jour parmi les éléments qui alimentent la passion pour le droit de Me Adam. «  C’est ce qui ce m’a toujours intéressé là-dedans, de pouvoir aider. Lorsqu’on commence sa carrière, nous sommes, pour la plupart, “très, très juristes purs“. À travers les années, notre rôle d’avocat devient un rôle de conseiller. J’aime ce pan-là, j’aime avoir le privilège de conseiller, soutenir, être écouté et pouvoir contribuer à la réalisation de projets  », souligne Me  Adam.
 
Au‑delà d’une pratique à la fois variée, stimulante et axée sur la proximité avec sa clientèle, le juriste apprécie également la possibilité de mettre ses compétences au service de la collectivité par son engagement social. «  J’aime pratiquer dans un milieu où l’implication est naturelle et concrète. Je préside le Festival d’humour de l’Abitibi‑Témiscamingue depuis 2013 et je m’implique aussi dans différentes démarches liées à l’aéroport. Ce désir de servir les gens, une personne à la fois, trouve tout son sens dans ma pratique  », conclut l’avocat.

Share